L’Italie sur grand écran, janvier 2026 : Déferlante de films italiens !

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Alors que nous sommes encore en train de digérer les fêtes, 2026 commence sur les chapeaux de roues ! En effet, beaucoup plus que pour les amateurs de droit international, ce mois de janvier s’annonce exceptionnel pour les fans de cinéma italien en France, avec littéralement une nouvelle sortie chaque semaine – dont plusieurs œuvres passées par de grands festivals internationaux… Du jamais vu depuis le lancement de cette chronique il y a deux ans. Sans plus tarder, découvrons ce qui nous attend !

Credits: Schellacs Films

On commence bien sûr dès ce 7 janvier avec la sortie de Pile ou face (Testa o croce?) de Alessio Rigo de Righi & Matteo Zoppis. Ce très prometteur “western humoristique”, fruit d’une coproduction italo-américaine, était en sélection au Festival de Cannes l’an dernier en catégorie Un Certain Regard (nous vous en parlions ici). Il raconte l’histoire d’une femme qui, lors du passage de Buffalo Bill en Italie au début du XXè siècle, tombe amoureuse d’un buttero ; mais lorsque son mari est retrouvé mort, la tête du buttero se retrouve mise à prix. (Shellac distribution)

Le 14 janvier, c’est un grand nom du cinéma italien contemporain qui revient sur les écrans : Pietro Marcello, avec la sortie de son nouveau film Eleonora Duse (Duse). Passé par le Festival de Venise 2025, ce biopic met en scène Valérie Bruni-Tedeschi dans le rôle de l’actrice éponyme qui, au sortir de la Première Guerre Mondiale, décide de remonter sur les planches malgré sa santé fragile, et se trouve confrontée à la montée du fascisme en Italie. (Ad Vitam)

Credits: Greenboo Production

Le 21 janvier, c’est un grand succès du box-office transalpin qui arrive sur nos écrans : Diamanti, du réalisateur turco-italien Ferzan Özpetek, a fait déplacer pas moins de 2 millions de spectateurs en Italie l’an dernier. Ce film choral, autour de personnages féminins, parle d’un réalisateur qui rassemble toutes ses actrices préférées pour un nouveau projet de film, et les projette dans un atelier de couture pour le cinéma de la Rome des années 1970. Ce film a remporté le Prix du public aux David di Donatello 2025. (Destiny Films)

À noter : le cinéma Les 5 Caumartin proposera une avant-première exceptionnelle de Diamanti ce jeudi 8 janvier à 20h, en présence du réalisateur et de la comédienne principale Jasmine Trinca !

Enfin, pour finir le mois, ce n’est rien de moins que le nouveau film de Paolo Sorrentino qui sortira dans les salles françaises le mercredi 28 janvier ! Dans La grazia, le cinéaste met à nouveau en scène le grand Toni Servillo, dans un rôle qui lui a valu la Coupe Volpi du meilleur acteur à la Mostra de Venise l’an dernier : celui d’un président de la République âgé et catholique, qui doit faire face à ses dilemmes moraux à l’heure de prendre des décisions cruciales en fin de mandat, dont un projet de loi sur l’euthanasie. Pour ce film, Sorrentino retrouve également la directrice de la photographie Daria D’Antonio, déjà multirécompensée pour son travail sur La main de Dieu et Parthenope. (Pathé Films)

 

Outre ces quatre sorties événements, quelques petites salles vous proposent encore des séances du magnifique documentaire Pompei, sotto les nuvole de Gianfranco Rosi, Prix du Jury à la dernière Mostra de Venise, sorti en novembre et à découvrir absolument sur grand écran ! Et sinon, de belles séances de répertoire vont venir remplir votre agenda du mois. Il y en a pour tous les goûts et de toutes les époques.

– Le jeudi 8 janvier à 16h, si vous voulez vous occuper l’après-midi avant l’avant-première de Diamanti aux Cinq Caumartin, vous pourrez passer par la Cinémathèque Française fraîchement rouverte pour découvrir Salomè de Carmelo Bene (1972), relecture psychédélique d’un épisode de la Bible d’après une pièce d’Oscar Wilde. La projection sera en VO et en 35mm.

– Le vendredi 9 juin à 20h30, toujours à la Cinémathèque mais dans un autre registre, venez découvrir Cabiria de Giovanni Pastrone (1914), l’un des premiers péplums majeurs de l’histoire du cinéma aux décors mythiques, adapté des romans Carthage en flammes d’Emilio Salgari et Salammbô de Gustave Flaubert. Le film est proposé dans le cadre du cycle Les grands classiques du cinéma muet vus par Henri Langlois, et un accompagnement musical sera proposé en live par quatre musiciens.

– Le dimanche 11 janvier à 11h30, retour du fameux ciné-club Un dimanche en Italie au Cinéma Les 5 Caumartin, avec un capolavoro qu’on ne présente plus : Nous nous sommes tant aimés (C’eravamo tanto amati, 1976) d’Ettore Scola, César du meilleur film étranger 1977. Comme toujours, la séance sera bien sûr présentée par Francesca Pesce !

– Et le dimanche 18 janvier à 11h, l’autre ciné-club bien connu de tous les fans de musique/cinéma italo-parigots : Caro Ennio, hommage au grand Morricone. Ce mois-ci, l’équipe du Max Linder Panorama vous proposera le film italo-franco-allemand La faille de Peter Fleischmann (Der Dritte Grad, 1975), avec Michel Piccoli et Ugo Tognazzi dans les rôles principaux, et la photographie de Luciano Tovoli (collaborateur régulier d’Antonioni, Ettore Scola et Dario Argento notamment). Comme d’habitude, la séance sera précédée d’un café offert à partir de 10h30, et suivie d’un débat entre Marc Olry et Olivier Père, directeur d’Arte France Cinéma et auteur du livre Michel Piccoli, le génie du jeu.

– Et puisqu’on parlait de Luciano Tovoli : le 26 janvier à 19h30, la Filmothèque du Quartier Latin vous proposera de (re)découvrir Suspiria de Dario Argento (1977), le plus célèbre des gialli dont il fut également directeur de la photographie, dans le cadre du ciné-club Ombre et Lumière. Cette séance débat sera animée par Sarah Ohana, docteure en études cinématographiques.

– Autre salle, autre ambiance : retour à la Cinémathèque Française le 29 janvier à 16h30 pour rattraper Les Onze Fioretti de François d’Assise (Francesco, giullare di Dio, 1950) du grand Roberto Rossellini, avec Aldo Fabrizi dans le rôle-titre. Une œuvre courte qui raconte la vie de saint François d’Assise et la naissance des franciscains, dans sa version restaurée qui avait fait l’objet d’une reprise en salles en 2022.

– Enfin, le mardi 3 février à 20h, toujours chez nos amis des 5 Caumartin, un autre chef-d’œuvre qu’on ne présente plus : Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore (1989) avec la musique légendaire de Morricone, sera projeté dans le cadre du ciné-club Grand écran : le ciné-club de Florence.

 

Par ces temps enneigés, courrons nous réchauffer dans nos salles obscures préférées !

Meilleurs vœux cinéphiles à toutes et tous pour cette année 2026.

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